Peut on utiliser l’humour dans une séance de thérapie comportementale ?

Un thérapeute peut-il se servir de l'humour dans une séance de thérapie comportementale

Et si l’humour aidait à soigner les problèmes psychologiques !   Cette solution parait au premier abord contradictoire, rire quand on souffre, c’est assez paradoxal.

Et pourtant, la thérapie cognitive et comportementale le préconise, car il a de multiples effets bénéfiques.

Il n’y a pas un humour, mais des humours !

Peut-on vraiment se sentir mieux grâce à l’humour ? Humour noir, jeux de mots, sarcasmes, autodérision... Peut-on mettre toutes les formes d’humour dans le même panier ?

Il est difficile d’établir des règles dans l’humour, mais on peut constater généralement quatre types de comportements dont :

1- l’humour mobilisateur, pour s’attirer la sympathie des autres,

2- l’humour auto-apaisant qui permet d’affronter les difficultés de la vie,

3- l’humour agressif qui se fait au détriment des autres,

4- et l’humour d’auto-dévalorisation qui consiste à avoir une attitude défensive en se dénigrant soi-même.

L’humour en thérapie, dans quels cas ? 

L'humour en thérapie cognitive et comportementale est efficace auprès de personnes déprimées, stressées, agressives ou ayant subi un événement traumatisant.

Par exemple, pour les personnes âgées dépressives, les étudiants sous pression, les personnes ayant une maladie grave, l’utilisation de l’humour apporte un plus dans la thérapie.

Les victimes de catastrophe naturelle peuvent prendre le chemin de la résilience grâce à l’utilisation de l’humour en thérapie.

L’humour prend de plus en plus de place à l’hôpital.

On peut citer l’exemple des clowns hospitaliers qui travaillent auprès des enfants.
On passe aussi des films drôles dans les salles d’attente, dans les chambres.

Il existe maintenant une thérapie par le rire qui se développe. Le yoga du rire se pratique en Inde dans certaines entreprises. Les employés, le matin se tordent de rire et cela leur donne de l'énergie pour la journée.

Cependant, l’utilisation de l’humour en thérapie est franchement déconseillée dans le cas de troubles schizophréniques ou paranoïaques, en effet ces derniers peuvent très mal interpréter l’humour du fait de leurs fonctions cognitives perturbées.

Quels sont les bienfaits de l’humour en thérapie ?

Il semblerait que l'humour soit bon pour la santé, il allongerait même l’espérance de vie de 31 %.

Cela vaut le coup non ?

En fait, c’est surtout le rire qui est bénéfique et étonnamment, cela vaut même s’il s’agit d’un rire simulé, car il entraîne des changements physiques bénéfiques.

On constate de manière générale que les personnes qui ont le sens de l’humour ont moins de problèmes de stress, d’anxiété ou de dépression.

Cela tient également du fait que leur attitude enjouée leur permet d’avoir plus de liens sociaux et de rapports positifs avec les autres.

Doit-on toujours utiliser l’humour en thérapie comportementale ?

Non, bien-sûr, on doit éviter de faire de l’humour avec des personnes d’un abord méfiant.
Il est important aussi de ne pas sombrer dans le vulgaire et il doit y avoir une bonne connivence entre le thérapeute et son patient.
Il va de soit que l’humour ne doit pas être blessant.

Aussi, on peut utiliser l’humour en thérapie cognitive et comportementale, mais avec prudence, doigté et parcimonie.

Cet article a été inspiré par la lecture du Journal de la thérapie comportementale et cognitive.

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