Les 7 incroyables bienfaits du stress sur votre cerveau et votre corps

Au quotidien ou au travail, le stress fait partie de votre vie ? Vous avez peur d’être en mauvaise santé à cause du stress ? Rassurez-vous, stress et santé ne sont pas incompatibles ! Découvrez 7 incroyables bienfaits du stress sur votre cerveau et votre corps !

Le stress est diabolisé et jugé responsable de nombreuses maladies. En effet, le stress peut être à l’origine de graves problèmes de santé, surtout s’il s’agit d’un stress chronique.

Cependant, plusieurs études scientifiques prouvent les bienfaits du stress léger sur le cerveau et le corps… à condition de le gérer positivement. Voici 7 bienfaits du stress dans votre vie prouvés par des études scientifiques !

1) Le stress est corrélé à un risque plus faible de décès

Habituellement, on associe stress et mortalité accrue. En fait, cela dépend de la perception que l’on a du stress sur la santé. Les chercheurs de l’Université du Wisconsin-Madison sont arrivés à cette conclusion étonnante à partir de données du National Center for Health Statistics (NCHS).

En 1998, le NCHS avait mené une enquête sur un échantillon de 29 000 Américains

pour savoir si le stress avait des conséquences sur leur santé. Les scientifiques leur ont posé les questions suivantes :

  • Durant les 12 derniers mois, diriez-vous que vous avez été très stressé, modérément stressé, un tout petit peu stressé, ou pas du tout stressé ?
  • Est-ce que le stress a eu un impact négatif sur votre santé (un peu, beaucoup, presque pas, ou pas du tout) ?
  • Avez-vous essayé de contrôler ou de réduire le stress dans votre vie ?

Les participants devaient également préciser si leur santé était excellente, bonne, ou mauvaise lors du questionnaire.

D’autres tests psychologiques portaient sur leurs émotions. Se sentaient-ils nerveux, désespérés, déprimés, etc. ?

Il y a aussi eu une prise en compte de leur hygiène de vie (le fait de fumer, de pratiquer un sport…) ainsi que leur niveau de vie (l’accès aux soins en particulier).

Toutes ces données ont été conservées jusqu’en 2006. C’est alors que les scientifiques se sont intéressés aux cas de décès parmi les participants. En mettant en relation toutes les informations disponibles, le rôle du stress apparaissait nettement.

Les Américains ayant indiqué que le stress avait eu beaucoup d’impact négatif sur leur santé avaient le plus fort risque de décès prématuré (43%).

En revanche, les répondants très stressés, mais convaincus que ce phénomène n’avait pas ou peu d’importance pour leur santé, avaient le plus faible taux de risque de décès. Même les répondants qui se jugeaient très peu stressés étaient, finalement, plus en danger qu'eux.

2) Le stress accroît la performance en stimulant la production de neurones

Une étude scientifique de l’Université de Californie à Berkeley révèle que le stress aide à relever des défis.

Pour le démontrer, les scientifiques ont mis des rats dans une situation stressante. Plus exactement, ils les ont immobilisés en cage, provoquant ainsi une élévation des hormones de stress.

Cette bouffée de stress a entraîné une croissance des cellules souches dans les cerveaux des rats, d’où le développement de nouveaux neurones. C’est le principe de la neurogénèse.

Pour schématiser, certaines cellules souches se divisent et font naître d’autres cellules, qui se divisent en neurones. Longtemps, on a cru que ce phénomène, chez l’être humain, cessait à l’âge adulte. Cependant, des études récentes tendent à démontrer le contraire.

Pour en revenir à cette expérience, deux semaines plus tard, lors des tests d’apprentissage, les rats se sont avérés plus performants grâce à ces nouveaux neurones. D’autres recherches plus récentes confirment le rôle important de la neurogénèse dans l’apprentissage.

Vraisemblablement, un stress de courte durée, intermittent, augmente la vigilance ainsi que les performances comportementales et cognitives. Être stressé met votre cerveau en alerte et vous rend donc plus efficace.

3) Les poussées de stress renforcent le système immunitaire du corps humain

Là, encore, l’idée que le stress aide le système immunitaire va à l’encontre du discours le plus répandu. C’est pourtant le résultat d’une étude publiée dans la revue scientifique Psychoneuroendocrinology.

Pour résumer, les poussées de stress agissent sur les glandes surrénales. Immédiatement, celles-ci libèrent des hormones qui font réagir vos cellules immunitaires.

La sécrétion de ces hormones, en quelque sorte, mobilise les cellules immunitaires, depuis le sang et la rate, pour accélérer leur trajet vers les tissus où elles peuvent contrer le danger.

S’il y a une blessure ou une infection, votre système immunitaire sera davantage prêt à se défendre. En fait, le stress aigu est une forme de signal d’alarme pour l’organisme. Il engendre une réaction d’autodéfense.

Si, au même moment, vous vous blessez ou devez faire face à une infection, les hormones vont pousser les cellules immunitaires à « répondre » plus rapidement au danger.

Votre système immunitaire sera donc renforcé provisoirement.

Précisons toutefois que les bienfaits du stress sur le corps ne sont valables qu’avec un stress de courte durée. Un stress chronique va, au contraire, affaiblir vos réactions immunitaires.

Quand la situation de stress devient trop fréquente, la réponse immunitaire se dérègle.

4) Le stress rend plus social

Vous avez l’impression d’être timide quand vous êtes stressé ? Peut-être, mais vous aurez plus de facilité à vous faire des amis. C’est en 2012 que les scientifiques de l’Université de Fribourg ont mené cette recherche basée sur 72 étudiants de sexe masculin répartis dans deux groupes.

Le premier groupe a été mis en état de stress, le second en situation de contrôle (groupe contrôle ou groupe témoin). Autrement dit, le deuxième groupe n’a vécu aucun stress durant l’expérience et n’était présent qu’à titre de comparaison.

Après avoir réuni les participants deux par deux (un étudiant stressé avec un étudiant témoin), on leur a fait passer des épreuves où les chercheurs mesuraient leur degré de confiance réciproque, leur capacité à partager et à prendre des risques.

Au bout du compte, les étudiants stressés avaient nettement plus tendance à avoir des comportements prosociaux. Rappelons qu’un comportement prosocial correspond à un acte volontaire qui a pour objectif d’améliorer le bien-être d’autrui.

Sous l’effet du stress, vous auriez donc davantage tendance à vouloir aider, partager, réconforter ou encore protéger autrui. Il s'agit donc d'un stress positif pour votre vie sociale.

5) Le stress favorise l’apprentissage cérébral

Comme dans nombre d’études scientifiques, le sujet a d’abord été abordé à partir de tests sur des animaux. Les chercheurs avaient déjà constaté, par exemple, qu’une espèce d’oiseaux, mise en situation de stress aigu, apprenait de nouveaux sons.

Depuis, d’autres enquêtes confirment l’impact positif du stress sur la capacité d’apprentissage du cerveau, mais sur des humains. D'abord, les scientifiques ont séparé les étudiants en 2 groupes.

Les uns devaient mettre leur main dans de l’eau glacée pendant 60 secondes. Pendant ce temps, les autres ne subissaient rien de stressant.

Tous les sujets de l’expérience ont alors passé des tests d'apprentissage. Ceux qui avaient stressé leur corps avec de l’eau glacée ont obtenu de bien meilleurs résultats.

6) Le stress améliore la mémoire

Les chercheurs savaient que les rats détestent nager et ils ont utilisé cette répulsion pour analyser les rapports entre stress et mémoire. Pendant 20 minutes, un groupe de rats devait nager tandis que l'autre restait au sec.

Ensuite, tous les rats traversé un labyrinthe. À l'arrivée, les rats  stressés par l’obligation de nager ont fait beaucoup moins d’erreurs dans le labyrinthe.

Ce n’est pas tout. Les scientifiques ont découvert, chez ces rats plus performants, une augmentation de la glutamine. Il s’agit d’un neurotransmetteur déjà connu pour améliorer la mémoire de travail (plus communément appelée mémoire à court terme).

Plus récemment, une autre recherche scientifique a confirmé ces premières hypothèses. À l’Université d’État du Nouveau-Mexique, des étudiants ont passé un test de mémoire. Leur mission consistait à examiner des images presque identiques rapidement, puis repérer les différences.

Ce test a eu lieu avant et après une situation conçue pour augmenter leur niveau de cortisol (hormone du stress). Les élèves ont mieux réussi le test de mémoire de travail suite au moment de stress provoqué.

7) Le stress aide à se connecter à son intuition

Curieux de mieux connaître les bienfaits du stress pour les performances du cerveau, des chercheurs de l’Université du Maine ont soumis des étudiants à des tests connus pour élever les niveaux de cortisol.

En fait, les étudiants ont fait une présentation vidéo de 5 minutes, répondu sans y être préparés à un entretien de 5 minutes, puis compté à l’envers à partir de 1,022 par série de 13, le tout devant des juges impassibles.

Pendant ce temps, les médecins mesuraient leur fréquence cardiaque, leur tension, etc. À l’issue de cette mise en condition, les participants ont précisé où ils se situaient sur une échelle du stress allant de 0 (aucun stress du tout) à 6 (beaucoup de stress).

Après, ils ont dû d’abord faire un travail de catégorisation de différentes formes (cercles, barres, etc.), sur un graphique.

La tâche était complexe et lorsqu’ils se trompaient, une correction immédiate s’affichait. Ainsi, on leur montrait la règle permettant de faire l’exercice juste. Ensuite, la seconde étape consistait à catégoriser les formes sans bénéficier d’un rappel des règles.

Plus les étudiants déclaraient se sentir stressés, mieux ils réussissaient le second exercice. Le stress les poussait à aller de l’avant sans s’attarder sur des détails. En quelque sorte, ils agissaient instinctivement bien alors que les moins stressés tergiversaient trop longtemps.

Les liens entre expérience du stress, cerveau et corps

Ce texte est directement inspiré d’un article au sujet des études de la psychologue Kelly McGonigal, intitulé 7 ways stress does your mind and body good.

Les conséquences négatives du stress pour la santé étaient une évidence pour Kelly McGonigal. La science et l’expérience l’ont amenée à comprendre qu’il y avait de multiples manières de vivre le stress, positives pour le cerveau et le corps, ou néfastes.

D’un point de vue scientifique, la réponse psychologique au stress est essentielle. L’impact physiologique du stress peut être positif ou négatif en fonction, notamment, de sa durée.

Dans tous les cas, vous avez l’impression de ne pas pouvoir contrôler les effets du stress sur votre santé. En réalité, cela dépend beaucoup de votre manière d’appréhender le stress.

Les scientifiques insistent sur les bienfaits du stress léger et des évènements stressants de courte durée. En revanche les conséquences du stress chronique peuvent être négatives : burn out, dépression, affaiblissement du système immunitaire, etc.

Positiver face au stress reste un excellent conseil pour y faire face.

Quelques études scientifiques sur les bienfaits du stress sur votre cerveau et votre corps

Au cas où vous souhaiteriez les lire plus en détails et en anglais, voici les recherches scientifiques abordées dans les lignes précédentes et accessibles en ligne.

Impact du stress sur la mortalité : Does the Perception that Stress Affects Health Matter? The Association with Health and Mortality (Est-ce que la perception du stress a un effet sur les problèmes de santé ? Le lien entre santé et mortalité ?)

Rapports entre stress et système immunitaire : Stress-induced redistribution of imune cells… (Le stress provoque une redistribution des cellules immunitaires)

Stress et sociabilité : the social dimension of stress reactivity : acute stress increases prosocial behavior in humans (La dimension sociale de la réactivité au stress : le stress aigu augmente le comportement prosocial des humains).

Apprentissage et stress : Acute exposure to stress improves performance in trace eyeblink conditioning and spatial learning tasks in healthy men (L’exposition aigüe au stress améliore le conditionnement des yeux et les tâches d’apprentissage spatial chez les hommes en bonne santé).

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