Anxiété et peur chez l’enfant que faire, que dire ?

Votre enfant souffre de peurs ou traverse une période d’anxiété ? Vous voulez l’aider à faire face à ses angoisses ? Quels que soient son âge et ses craintes, découvrez comment gérer l’anxiété et la peur chez l’enfant ou l’adolescent.

Du plus jeune âge à la fin de sa vie, chacun d’entre nous traverse des moments de peur ou d’anxiété. Si ce n’est jamais agréable, c’est néanmoins utile et normal. Cependant, quand la peur infantile devient une phobie ou que les troubles anxieux entravent le bien-être de l’enfant, ses parents doivent intervenir.

Comment savoir si l’anxiété de l'enfant est normale ou inquiétante ? Que faut-il faire ou dire ? Voici quelques conseils-clés pour aider votre enfant à surmonter les difficultés de la vie.

Anxiété et peur chez l’enfant, comment reconnaître les symptômes ?

Anxieux, peureux ou angoissé, l’enfant change de comportement. Parfois, sa famille ne fait pas le lien avec des signes d’anxiété ou de peur. Voici quelques symptômes pouvant vous alerter :

• Tendance à être « collant », à réagir impulsivement ou à se montrer très distrait
• Enfant qui sursaute, a des gestes brusques, bouge intensément
Troubles du sommeil (pour s’endormir ou rester endormi)
• Mains moites, respiration rapide ou augmentation du rythme cardiaque
• Manque d’appétit voire nausées
Maux de tête répétés sans cause apparente
• L’enfant se plaint souvent d’avoir mal au ventre

Les plus jeunes peuvent aussi traduire leurs peurs par des dessins. En fait, ils ne savent pas encore expliquer leur malaise avec des mots. Les parents doivent alors essayer de parler de ces émotions. Par exemple, « tu as toujours mal au ventre au moment de te coucher, est-ce que tu as peur de quelque chose ? ».

Anxiété et peur chez l’enfant, quelles sont les causes ?

La peur est une réaction face à un danger. L’anxiété est une appréhension sans cause apparente. L’une et l’autre sont saines et importantes. C’est ainsi que nous apprenons à nous protéger et à apprivoiser les situations inconnues. Le stress améliore aussi la concentration et la vigilance.

Par ailleurs, les causes de l’anxiété évoluent en grandissant. Les peurs fréquentes constituent une anxiété « normale » dans le développement de l’enfant :

• Le bébé s’accroche à ses parents quand il y a des inconnus
• Vers 8-18 mois, c’est l’angoisse de la séparation si un parent s’éloigne
• À compter de 2 ans, la peur du noir est fréquente
• La peur des gros animaux se produit souvent vers 3-4 ans
• À 4-6 ans environ, l’enfant a peur des monstres, fantômes, etc.
• Entre 7 et 12 ans, les frayeurs reflètent des situations réelles : mort, blessures, catastrophes naturelles…
• À l’adolescence, naît la peur du regard des autres, du rejet social, etc.

Quand faut-il aider un enfant anxieux ou peureux ?

D’abord, les parents doivent avoir conscience que les troubles anxieux peuvent guérir en grandissant, même sans intervention extérieure. Certaines phobies sont aussi des composantes normales du développement et disparaîtront spontanément.

Toutefois, l’anxiété et la peur chez l’enfant, lorsqu’elles s’accompagnent d’une conduite d’évitement, peuvent avoir des impacts négatifs. Par exemple, la peur d’être rejeté par ses camarades peut amener un adolescent à s’isoler. De plus, cette période de fragilité aura des conséquences sur sa vie d’adulte.

Il est donc important de se poser les bonnes questions :

• Est-ce que le comportement de votre enfant est habituel à son âge ?
• Quels sont les symptômes de votre enfant et comment l’affectent-ils (personnellement, dans ses interactions sociales, à l’école…) ?
• La peur de votre enfant paraît-elle déraisonnable par rapport à la situation ?

Essayer d’y répondre sincèrement aide déjà à savoir s’il faut consulter un professionnel. En tout cas, il ne faut jamais ignorer les peurs de l’enfant.

Comment aider un enfant souffrant de peur et d’anxiété ?

Face aux problèmes d'anxiété chez l’enfant, certaines réactions sont conseillées :

• Reconnaître la réalité de la peur même si elle semble anodine. La verbaliser aide à l’atténuer.
Ne pas minimiser l’anxiété, évitez de dire à l’enfant « c’est ridicule, il n’y a jamais eu de monstre sous ton lit » par exemple.
Ne pas répondre aux peurs, par exemple si votre enfant a peur des chiens, ne changez pas de trottoir à la vue d’un chien. Accompagnez-le en douceur.
• Enseignez à l’enfant à évaluer sa peur sur une échelle de 1 à 10 ou, pour les plus jeunes, des pieds à la tête. Ainsi, votre petit pourra constater qu’il a moins peur qu’il ne l’imaginait.

Vous pouvez aussi proposer des stratégies d’adaptation. Par exemple, poussez l’enfant à s’exposer petit à petit au stimulus, tout en revenant en sécurité à vos côtés entre deux tentatives.

Apprendre à l’enfant des affirmations positives pourra être efficace : « je peux le faire ». Enfin, les exercices de respiration contribuent à réduire l’anxiété.

Être attentif à l’évolution des symptômes et aux difficultés de l’enfant

Si vous êtes démuni, si les angoisses de votre enfant deviennent intenses et envahissantes, ayez recours à un professionnel de la santé (thérapeute, psychologue…). De nombreuses peurs, bien que terrifiantes pour l’enfant, sont normales et disparaîtront en grandissant.

Toutefois, dans le cas contraire, mieux vaut réagir rapidement. Une intervention thérapeutique précoce sera beaucoup plus efficace et positive pour l’épanouissement de votre enfant. De nombreuses méthodes thérapeutiques existent pour aider l’enfant à se libérer de ses peurs.

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