Le monde vous semble étrange ?

Avez- vous déjà eu l’impression que le monde qui vous entoure a perdu sa réalité ? 

Que le monde autour de vous est étrange ? 

L’impression d’être coupé de vos sentiments, comme si vous étiez un robot. 

L’impression de vivre comme dans un rêve et même de sortir de vous même. 

Que votre corps se transforme, que vous n’en reconnaissez plus une partie.

Que vous devenez fou. 

 C’est violent, difficile, parfois insupportable ! 

Votre médecin ne vous comprend pas et ne vous prend pas au sérieux.

 Vous avez du mal à lui décrire ce qui se passe en vous. 

 Vous ne dites rien à votre entourage car vous avez honte.

 Vous avez le sentiment de le tromper et vous culpabilisez. 

J’ai une bonne nouvelle : vous n’allez pas devenir fou, vous n’êtes pas gravement malade.  

Vous souffrez de dépersonnalisation ou de déréalisation.

Ce qui est probablement dû, dans la majorité des cas, aux crises d’angoisse et de panique ou un stress trop fort. 

 Et vous voudriez vous en débarrasser car cela vous gâche la vie ! 

C’est possible, c’est ce que nous allons voir dans cet article.

J’ai réuni les meilleurs conseils que j’ai tirés de mes recherches sur le sujet et aussi ceux  que j’utilise avec mes clients  ainsi que les pièges à éviter pour en sortir. 

Qu’est-ce que la déréalisation et la dépersonnalisation ? 

Mais voyons ce qu’est la dépersonnalisation et la déréalisation. 

Elle est caractérisée par le fait de vous sentir étranger à vous-même.

LA DÉPERSONNALISATION :

C’est comme si vous étiez un autre.

Vous avez la sensation d’être hors du réel avec beaucoup d’éléments de transformation.

Ce sentiment d’étrangeté se porte sur votre moi, même s’il vous arrive de le projeter dans d’autres personnes.

LA DÉRÉALISATION :

C’est la même tonalité en termes de vécu, mais cette fois, celle-ci est portée vers le monde extérieur.

Le sentiment d’inquiétante étrangeté se tournant alors vers l’extérieur.

Vous avez donc compris la différence entre :  

Déréalisation :  étrangeté =>  monde extérieur.

Dépersonnalisation:  étrangeté => votre moi.

On parle de dépersonnalisation ou de déréalisation lorsque l’intensité des troubles que vous ressentez est importante et lorsqu’ils arrivent fréquemment.

QUELLES  SONT LES CAUSES DE LA DÉRÉALISATION ?  

On en recense plusieurs causes.

On rapporte des déréalisations consécutives à la prise de cannabis, à des douleurs, à des micros épilepsies, dans ce dernier cas il est bon d’aller faire un scanner du cerveau. 

Mais la plupart du temps, cela est dû au stress et aux crises d’angoisse, sujet qui nous intéresse. 

En tout cas, on constate qu’une grande majorité des personnes souffrant de déréalisation ont souffert d’absence de véritables échanges émotionnels avec leurs parents pendant l’enfance. 

Ils ne manquaient pas de tendresse, mais ne parvenaient pas à parler avec eux de leurs inquiétudes ou de sujets qui auraient généré trop d’émotions. 

Vous êtes nombreux à en souffrir !

Selon Marco Canterino qui a écrit dans le magazine Cerveau psycho N° 48 2011: 

Une étude allemande réalisée en 2009 affirme que :

1,9% des Allemands présentent régulièrement des symptômes typiques de déréalisation

Ainsi le syndrome de dépersonnalisation serait aussi répandu que la schizophrénie, l’anorexie, ou les TOC. 

Comment fonctionne la déréalisation et pourquoi je souffre de cela ? 

Il existe de nombreuses théories. 

Une première théorie nous dit que la déréalisation nous sert à ne pas ressentir une émotion ou douleur trop forte afin de ne pas devenir fou. 

Nous allons prendre l’exemple de la crise de panique. 

Vous êtes dans un supermarché et vous commencez à avoir une grosse crise d’angoisse. 

Vous avez peur et votre cerveau ressent une grande menace et souhaite préparer votre fuite. 

Que se passe-t-il dans votre cerveau ? 

C’est ce que nous allons voir avec Michel Cymes :

“  Dès le début d’une agression, le système d’alarme “l’amygdale” qui est chargé de décoder les émotions et les stimulis de menaces va s’activer.

Elle va déclencher une cascade de réactions pour préparer notre fuite.

Elle provoque entre autres la production par les glandes surrénales d’hormones du stress : l’adrénaline et le cortisol.

Résultat, tout l’organisme est sous tension.

Le flux sanguin, le rythme cardiaque, la respiration s’accélèrent et les muscles se contractent prêts à amorcer la fuite.

Lorsqu’une victime est immobilisée par un agresseur, très vite c’est la surcharge.

L’amygdale cérébrale s’affole.

Les centres nerveux, au niveau du cortex, censés analyser et modérer les réactions sont comme dépassés par les signaux d’alerte.

C’est la panique totale.

La personne agressée est alors dans un état de sidération, comme paralysée.

De ce fait, elle ne peut  plus se défendre, ni crier, ni même réagir.

Elle est dans un état de stress extrême et sent qu’elle va mourir.

Pour éviter que le survoltage de cette amygdale déclenche une crise cardiaque, le cerveau déclenche une sorte de court-circuit.

Il va libérer des substances chimiques : la morphine et la kétamine .

Ces substances vont faire disjoncter le système d’alarme.

L’amygdale est alors isolée comme dans un caisson.

Résultat, la production d’hormones de stress est alors stoppée..

La victime est comme coupée du monde, déconnectée de ses émotions.

Pourtant la violence continue mais elle ne ressent presque plus rien.

Cela lui donne un sentiment d’irréalité totale.

C’est ce qu’on appelle la dissociation.

Les victimes rapportent, qu’à un moment donné, elles ont l’impression d’être spectatrices de l’événement.

Cette dissociation permet de rester en vie. “

Texte tiré d’une vidéo du magazine de la santé : 

C’est, aussi, ce qui se passerait en cas de forte crise de panique selon la théorie du psychiatre Paul Schilder. 

Celui-ci explique que la déréalisation protégerait d’émotions trop fortes ou trop stressantes. 

Mais ce que vous devez savoir c’est que vous pouvez en sortir et nous allons voir comment .

Maintenant que vous connaissez  tout cela, vous devriez être un peu plus rassuré. 

En effet, c’est une des clefs essentielles afin de ne pas dramatiser ce qui vous arrive. 

Plus on a peur des symptômes de la déréalisation, plus on tombe dans le cercle vicieux de l’angoisse et plus on déréalise. 

Mais on va y revenir. 

Les traitements médicamenteux ont-ils une efficacité sur la déréalisation. 

Tout d’abord, mon premier conseil est d’éviter de tomber à tout prix dans la médication. 

Il n’existe à ce jour, toujours selon Marco Canterino, psychologue, aucun traitement autorisé.

Toutefois, quelques études  montrent une amélioration chez certains patients avec un antidépresseur et un antiépileptique. 

Mon avis, en tant qu’ex-infirmier en psychiatrie, est que si vous pouvez éviter de prendre des traitements c’est toujours mieux. 

Car ces traitements ont des effets indésirables. Nous les verrons plus loin.

Faites attention à ne pas confondre déréalisation et perte de la réalité comme dans la psychose.

Lorsque vous êtes en train de déréaliser, la réalité vous semble étrange mais vous n’avez pas perdu tout contact avec elle. 

La personne qui a des hallucinations est persuadée qu’elle est dans un autre monde que le sien, que son corps se transforme, que ses émotions sont commandées par une force extérieure. 

Dans la déréalisation, c’est plutôt la sensation de “comme si” qui prédomine :

C’est comme si je n’avais pas de corps, comme si je jouais dans un film, comme si mon corps se déformait. 

Je vous répète ce que je vous disais en début de cet article, vous n’êtes pas fou, si  on peut employer ce terme… 

Il y a peu d’études sur le sujet et le trouble est peu connu, alors de mauvais diagnostics sont parfois posés.  

Une enquête a été réalisée à l’hôpital du Mont Sinaï de New York.

Elle portait sur les traitements reçus par 117 patients atteints du syndrome de déréalisation, dépersonnalisation.

Elle a révélé que 11% des patients avaient été considérés à tort comme schizophrènes et avaient reçu des neuroleptiques.

Les neuroleptiques sont prescrits aux schizophrènes pour calmer leurs hallucinations. 

Non seulement ces médicaments ne soignent pas la déréalisation mais en plus ils ont des effets indésirables terribles :

 Prise de poids, troubles moteurs, perte de la libido… 

J’espère qu’en France les erreurs de diagnostic sont moins fréquentes !

Je vous invite à être vigilant, d’où l’intérêt de cet article ! 

Une équipe d’Antonio Mantovani de l’université de Columbia à New York a réussi en 2011 à atténuer les symptômes de certains patients avec la stimulation magnétique transcrânienne en stimulant une zone du cerveau. 

Si vous êtes intéressé regardez cette vidéo. 

C’est apparemment sans danger et ce ne sont pas des électrochocs. 

Mais, il existe aussi d’autres techniques, beaucoup plus douces que nous allons voir bientôt. 

Les pièges à éviter pour sortir de la déréalisation : 

Eviter l’embûche du mauvais diagnostic et la prise de médicaments inadaptés est un premier pas.

Il vous faut maintenant ne pas tomber dans le piège mental.

Si c’est déjà fait, il est temps de vous en sortir.

Le scénario catastrophe est un autre piège auquel j’ai consacré une vidéo entière qui vous aidera:

Comme je le disais plus haut, plus vous vous focalisez sur vos symptômes, plus vous pensez que c’est une maladie grave du cerveau, que vous êtes en train de devenir fou,plus vous allez tomber dans ce que l’on appelle la spirale de l’angoisse. 

La majorité des gens qui souffrent de déréalisation s’auto-observe sous un angle catastrophique.

Ce qui fait que vous pouvez déclencher un sentiment comme le dit Marco Canterino “d’ étrangéisation” en vous regardant dans la glace. 

En bref, plus vous vous mettez en tête un scénario catastrophe, plus vous vous sentez mal.

La solution c’est de relativiser.

Se dire “ non je ne suis pas *fou*, non je n’ai pas de problème au cerveau”.

Se dire “cela va passer” et continuer votre activité.

Pas facile à faire, je sais ! Mais c’est la base pour avoir moins peur de déréaliser. 

N’attendez pas d’aller mieux pour reprendre une vie normale !

Plus vous voulez vous débarrasser de la dépersonnalisation ou de la déréalisation, plus elle vous colle à la peau.

Il ne faut donc pas attendre de ne plus en avoir pour reprendre une vie normale même avec des symptômes très actifs.

C’est en fait le principe de la thérapie comportementale, plus vous vous exposez à une peur, moins vous avez peur. 

L’inverse est vrai aussi, moins vous vous exposez à une peur plus vous avez peur. 

Alors, si vous avez coupé les liens sociaux, si vous n’allez plus voir votre famille, si vous n’osez plus sortir par peur de la déréalisation, la solution est de petit à petit de recommencer à sortir. 

Cela va être dur au départ, mais vous allez  vous habituer.

Petit à petit les déréalisations vont diminuer.

Vous allez débrancher l’alarme de votre cerveau.

 Attention, ne tombez pas dans ce piège :

Passer beaucoup de temps sur internet à chercher à savoir de quoi vous souffrez et comment vous en sortir.

Il est bon dans un premier temps de voir quel est votre problème et de bien le comprendre pour dédramatiser, nous l’avons vu. 

Deux autres pièges dans lesquels ne pas être pris :

1) Aller voir sur internet des gens qui souffrent énormément de déréalisation qui ont du mal à en sortir, car ils ne sont pas passés à l’action ou n’ont pas eu les bons conseils. 

Cela peut vous décourager et vous faire penser que vous n’allez jamais vous en sortir, ce qui est totalement faux. 

2) Chercher sur le net pendant des heures une méthode miracle qui en un claquement de doigts va vous guérir.

Vous allez perdre un temps précieux que vous pourrez consacrer à vous soigner.

Pour vous en sortir, appliquez les conseils que je vous donne et qui vous conviennent le mieux.

Vous pouvez aussi faire une thérapie comportementale 

Dans ce cas, vous allez avoir besoin de faire des efforts progressifs pour vous en sortir. 

Qu’est-ce qui fonctionne pour sortir de la déréalisation ? 

Marc Canterino préconise de tenir un journal ou vous pouvez mettre par écrit vos difficultés et mettre en évidence les situations qui accentuent les symptômes et les situations qui les atténuent. 

Il préconise aussi la méditation de pleine conscience, vous apprenez à vous concentrer sur votre corps tout en respirant. 

La capacité à focaliser votre attention diminue avec la dépersonnalisation et la déréalisation. 

  • La méditation vous permet de retrouver les sensations de votre corps et vos émotions. 

Attention, vous ne devez pas en faire une méthode de guérison absolue et il faut savoir qu’elle ne convient pas à tout le monde. 

Le tout est de tester et de vous faire accompagner par quelqu’un qui la pratique. 

  • Une des techniques qui fonctionnent bien et que j’utilise est l’acceptation des symptômes et des émotions désagréables.  

On l’a déjà vu, mais plus vous allez fuir les symptômes, vouloir vous en débarrasser tout de suite, plus ils vont vous revenir comme un boomerang. 

Plus vous allez prendre conscience de ce que vous ressentez, sans le fuir, en entrant dans les situations qui vous font peur, en calmant votre respiration, plus vous allez progresser. 

Accepter, je sais, peut paraître totalement contre-intuitif car les symptômes vous font peur, mais c’est une des solutions qui marche le mieux dans mon cabinet de thérapie. 

C’est plus facile à dire qu’à faire, oui en effet, c’est pour cela qu’il est bon d’être accompagné dans cette démarche de soins avec la bonne personne. 

Faites attention aux charlatans qui vous promettent une guérison rapide et sans effort. 

  • Une autre solution serait d’apprendre à se relaxer. 

Il existe diverses méthodes de relaxation que vous pourrez trouver sur ma chaîne YouTube ou sur le net. 

Il est évident que, moins vous allez être stressé, plus les épisodes de déréalisation seront faciles à supporter. 

Et en même temps, j’ai remarqué que certaines personnes ont du mal à prendre du temps pour eux, pour faire des exercices de relaxation, pour pratiquer un sport qui a des effets bénéfiques sur la déréalisation. 

Alors ce que je peux vous dire, c’est qu’il n’y a nul besoin de faire des heures de relaxation. 

Parfois, quelques respirations bien faites suffisent, ou tout simplement ne rien faire en regardant par la fenêtre quelques minutes peut vous aider. 

  • Décrocher de son smartphone, de ses mails peut-être aussi vital. 
  • Faire du sport, ce n’est pas forcément aller courir pendant 3 heures ou aller à la salle de sport 3 fois par semaine. 

Cela peut-être, faire une marche tous les jours de 5 à 10 minutes en promenant son chien et rien que cela peut faire du bien. 

  • Une meilleure alimentation moins transformée, moins riche en sucre peut vous aider à aller mieux. 

Enfin pour terminer, il arrive que ce problème de déréalisation dans les crises d’angoisse soit dû à un problème qui vous gâche la vie. 

Et le corps choisit de s’exprimer par ce moyen, c’est ce que je vois souvent chez mes clients.

Ils ont des soucis au travail, dans leur couple, avec leur enfant, leurs parents. 

Alors qu’est-ce qui ne va pas dans votre vie ?

  • Ne fuyez plus le problème, tentez de le résoudre, ce qui nécessite un peu d’introspection, mais le problème vient peut-être de là. 

J’ai tenté d’être le plus complet possible sur ce problème de déréalisation. 

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à le partager.

Vous pouvez accéder à ma formation gratuite en vidéo pour calmer vos crises d’angoisse ci-dessous en rentrant votre adresse email.

A bientôt pour d’autres conseils. 

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