L’influence des écrans sur vos enfants ! Violence et sociabilité

Dans cet article, vous allez voir le lien entre écrans, sociabilité et violence. Vous comprendrez pourquoi des enfants et des adolescents peuvent être influencés par la télé ou les jeux vidéo.

Depuis  une vingtaine d’années, c’est une polémique récurrente. Y a-t-il un lien entre les programmes télévisés pour enfant et la violence ? Entre les jeux vidéo et la violence ? Est-ce que les écrans incitent les adolescents à être violents ? Comment un comportement violent peut-il être relié à des images ? La science peut nous donner quelques clés pour comprendre ce problème de société.

Le débat sur la violence et les écrans

Il existe depuis longtemps des débats sur la violence et les écrans. Certains nous disent qu’il ne faut rien dramatiser en ce qui concerne l’influence des écrans sur la violence. Ce message, relayé par quelques professionnels de la santé, n’est pas sans rappeler le débat qui dura longtemps sur les liens entre la cigarette et le cancer. On entend dire que les scientifiques ne sont pas d’accord entre eux sur la question et qu’il n’y a pas de preuves réelles ! D’autres, au contraire, affirment que les écrans sont responsables de la violence.

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Alors, qui croire ? Où en est vraiment la science ?

En fait, les scientifiques, grâce à de nombreuses études, sont tous d’accord sur le fait que les écrans et les images violentes sont un facteur très important de violence. 3 500 études scientifiques le démontrent.

Les scientifiques ne se demandent plus si la télé et les jeux vidéo aux contenus violents augmentent considérablement le risque d’être violent, mais comment fonctionne ce processus de violence. En quoi les écrans influent-ils sur le caractère des enfants et des adolescents ?

Les séries américaines violentes ont, certes, un effet sur la violence, l’agressivité et l’usage de la force, mais aussi, comme les études le prouvent, les dessins animés qui contiennent de la violence. Ce dernier fait est moins connu des parents.

Attention, la violence à l’écran, n’entraîne pas forcément un risque de violence physique ! Les conséquences de l’exposition aux écrans peuvent être très subtiles. On peut par exemple, être plus désagréable avec quelqu’un, comme avec une caissière qui n’est pas assez rapide au supermarché. Or c’est aussi une forme de violence !

Michel Desmurget nous dit que le lien entre la violence et les écrans est aussi fort que le lien qui existe entre le cancer des poumons et le tabac. La télévision et les jeux vidéo constitueraient donc un réel danger pour la jeunesse.

Comment expliquer l’impact des images sur la violence ?

Cela se passe d’abord dans le cerveau. C’est neurologique. Si vous voyez l’image d’une vieille dame et que vous allez aux toilettes après, vous allez y aller plus lentement, sans vous en rendre compte. Lorsque vous voyez des gens faire un bras de fer, vos muscles se contractent. En voyant des gens manger, vous allez avoir plus d'appétit. Voir une personne dévorer une pizza dans un film au moment où vous êtes devant une pizza va vous donner envie d'en consommer 3 fois plus. Cela, l’industrie agro-alimentaire l’a bien compris !

De ce fait, voir des images violentes va nous rendre aussi plus violents ! Le cerveau a tendance à imiter.

Notons qu’il est plutôt normal que ces images nous rendent violents ! Le contraire serait assez alarmant, que les images violentes nous rendent insensibles, voire nous calment.

Une étude américaine a été faite sur 3 groupes d’enfants. Un groupe devait regarder des images violentes, un autre des images non-violentes, un autre pas d’image du tout.

Ensuite, ils ont fait jouer aux enfants un match de Hockey. Ils se sont aperçus qu’il y avait 3 fois plus de fautes liées à la violence dans le match, dans le groupe qui avaient regardé des images violentes, par rapport aux deux autres groupes. Les enfants intègrent, même dans les dessins animés, que taper est un bon moyen de résoudre un conflit. Cela prouve à quel point ils sont influençables.

Une autre étude scientifique a démontré que regarder des programmes « violents » (foot américain ou Spiderman, le dessin animé) pendant une heure par jour à la maternelle augmentait la probabilité par 4 que les enfants aient des comportements asociaux (tricher, mentir, répondre, dégrader le matériel) à l’école primaire.

Est-ce qu'on s’habitue à la violence ?

L’habituation est un phénomène connu. Lorsque l’on met un parfum, au bout de 15 minutes, on ne le sent plus. Les bulbes olfactifs, responsables de l’odorat, arrêtent d’envoyer un message au cerveau pour signaler qu’il y a une nouvelle odeur. Il en est de même pour la violence. On s’habitue à elle ! L’enfant, mais aussi l’adulte exposé à des images, va éprouver moins d’empathie face à la violence.

Nous avons dans le cerveau une zone qui inhibe la violence et nous empêche de mettre une claque à notre voisin, qui passe la tondeuse tous les dimanches, à midi l’été. Cette zone est plus petite chez les enfants regardant beaucoup de violence à la télé par rapport à ceux qui la regardent peu. Ce fait a été démontré par Mr Wang Yang qui étudié des joueurs de jeux vidéo violents. En clair, ces enfants auront plus de risques de passer à l’acte que les autres à cause de cette anomalie dans leur cerveau.

Par ailleurs, la violence des écrans a tendance à rendre l’enfant plus peureux et plus anxieux. En effet les écrans véhiculent l’image d’un monde extérieur violent dont il faut se méfier.

En conclusion

Les écrans sont un facteur de violence chez l’individu, que ce soit un enfant, un adolescent ou un adulte. Faut-il pour autant empêcher nos enfants de regarder la télévision ou de jouer à des jeux vidéo ? Dans le prochain article, nous verrons comment contrôler l’accès aux écrans des enfants et des adolescents, sans pour autant l’interdire.

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